La « blockchain », technologie novatrice de stockage et de transmission d’informations sans mandataire de contrôle, serait susceptible de bouleverser le paiement dans les prochaines années. Certains experts s’accordent pour dire que cette technologie nécessitera un renforcement de la sécurité des utilisateurs. Tout l’attrait de la chaîne de blocs (blockchain) réside dans sa rapidité et son économie et implique la création d’une banque de données répertoriant l’historique de toutes les transactions et échanges réalisées par ses utilisateurs. Le principe de blockchain en lui-même n’entrave pas la sécurité à proprement parler. C’est plutôt l’usage qui en est fait par les utilisateurs.
Un blockchain privé, réservé à un cercle plus restreint, est plus facilement sécurisable.

Cette problématique a été répondue par la célèbre fintech canadienne SecureKey, qui a récemment réuni un consortium de banques mais aussi d’opérateurs Télécom du pays. Lors de ses échanges, Securekey a avancé quelques solutions pour gérer au mieux les données sensibles des utilisateurs.

Blockchain : projet titanesque

Greg Wolfond, directeur général de Securekey, déplore le risque sans précédent de voir les informations des consommateurs être détournées et utilisées à des fins dommageables dans un monde où la cybercriminalité ne fait que gagner du terrain. Le pionnier de la cybersécurité semble détenir la réponse en utilisant les ressources du blockchain : sa solution avant-gardiste de gestion de l’identité numérique permettra aux utilisateurs de mieux gérer les données qu’ils partagent.

Soutenue par six des plus grandes banques canadiennes (Scotia, BMO, CIBC, TD Bank, Desjardins, RBC) ainsi que par les principaux opérateurs de téléphonie du pays (Telus, Rogers et Bell), la fintech SecureKey prévoit de lancer son application courant 2017 au Canada. Tout ceci a été rendu possible grâce à la collaboration du groupe IBM qui a lancé une offre blockchain disponible dans le Cloud. L’application est basée sur Hyperledger Fabric, un projet open source, soutenu par la fondation Linux.

Un peu à l’instar d’une carte d’identité digitale, cette nouvelle application appelée « Verified.me » sera disponible aux utilisateurs ayant souscrit aux services de SecureKey. Les clients, par l’intermédiaire d’un blockchain, seront donc à même de prouver leur identité sans avoir à photographier leur carte d’identité ou se déplacer en boutique . Plus précisément, il appartiendra à chacun des utilisateurs de sélectionner les informations qu’ils souhaitent référencer au sein de l’application et qui définiront leur identité numérique (nom, adresse, photo d’identité, date de naissance, email…) .

Cette identité numérique, protégée par reconnaissance biométrique, facilitera les opérations à distance. Il sera plus rapide et plus sécurisé d’ouvrir un compte bancaire, de souscrire à un abonnement téléphonique ou encore de mettre à jour ses données en ligne. C’était là le but ultime de Greg Wolfond : permettre aux utilisateurs de se réapproprier le contrôle de leurs données sensibles et prendre conscience de la nature des informations qu’ils sont amenées à partager avec autrui. C’est là toute l’innovation du blockchain.

L’élargissement du projet de SecureKey

Pour faire aboutir son projet, SecureKey a mis en relation les données d’identification des clients à la disposition de ses partenaires bancaires et télécoms, via le réseau de distribution « blockchain ». Noms, adresses et photos d’identité crédit sont ainsi collectés sur un vaste réseau crypté. Les banques représentent à elles seules 20 millions de clients. C’est ainsi que SecureKey prend le pari d’attirer de nombreux investisseurs canadiens dans un proche avenir. De plus en plus d’acteurs publics avouent être intéressés par la réduction des coûts que pourrait représenter l’adhésion à SecureKey. La technologie de SecureKey ne peut que s’étoffer au fur et à mesure que le nombre d’acteurs qui partagent des données sur ce réseau crypté augmente.

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