Office - 22 février 2018

Workplace a conquis plus de 30.000 entreprises

Fin 2016, Facebook lançait sa plateformes collaboratives de travail , Workplace. Cela avec l’idée d’intégrer les fonctionnalités de réseaux sociaux dans un environnement d’entreprise. Offrant des fonctionnalités telles que le tchat, un bot, les news, les groupes, les mentions, les commentaires, les fonctions de traduction, les appels audio et la vidéo Live, la plateforme a attiré plus de 30.000 entreprises du monde entier. Dans le commerce, la technologie, les télécommunications, l’hôtellerie, le transport, la finance, l’immobilier, le transport maritime… de nombreuses industries ont déclaré utiliser le service du réseau social créé par Zukerberg.

La Royal Bank of Scotland a été, en 2015, l’une des premières banques à utiliser Workplace , alors que ce que certains résument comme la « version professionnelle de Facebook » était encore en phase de test. Le directeur de l’innovation de la banque, Kevin Hanley, a déclaré que le service a permis aux employés de travailler plus efficacement ensemble et de répondre plus rapidement aux questions. Depuis, le service est devenu un dispositif de communication clé pour la banque britannique. Les groupes de travail créés à la Royal Bank of Scotland ont encouragé des programmes de bien-être, la création des micro-communautés et permis aux employés des 1000 succursales de partager les infos et de réseauter avec leurs collègues à l’extérieur du bureau. Ce dernier avantage est aussi l’un des points noirs du système.

Le côté sombre et les limites de Wokplace

workplace actu digital 2Car en effet la communication entre employés n’est cependant pas toujours professionnelle, et le service Workplace est critiqué pour avoir permis à des certains de traquer un collègue et d’envoyer des messages de harcèlement sexuel qui ne peuvent pas être bloqués. Selon le Financial Times, un membre des services financiers de la banque a affirmé que si quelqu’un de l’entreprise souhaitait vous harceler, il dispose, grâce à Workplace, de nombreux outils pour vous traquer en ligne et trouver des informations sur vous, y compris vos déplacements.

Selon Monica Parker, fondatrice de Hatch Analytics, cabinet de conseil en comportement au travail, le seul avantage des médias sociaux en matière de harcèlement sexuel est qu’ils laissent une trace. Même si Workplace se défend en signalant qu’il demande aux utilisateurs de signer une «politique d’utilisation acceptable» qui interdit de créer du contenu nuisible ou diffamatoire, il ne permet pas aux utilisateurs de masquer les profil, de bloquer ou de désactiver le service. Ce à quoi un porte-parole de l’application a répondu que, bien que les individus ne puissent pas se bloquer les uns les autres, les entreprises ont, elles, la possibilité d’administrer leurs propres portails et de bloquer ou de désactiver des utilisateurs malveillants.

Walmart, Heineken, Spotify et Starbucks ont créé plus d’un million de groupes sur Workplace

Bien que tout le monde ne soit pas satisfait de Workplace, le service continue à gagner en popularité et le nombre d’entreprises utilisant l’outil en doublé en six mois. Selon Workplace, Walmart, Heineken, Spotify et Starbucks ont créé plus d’un million de groupes sur la plateforme et leur nombre augmente constamment. D’autant plus que Facebook fait tout pour ! En effet le service a été mis à jour pour prendre en charge l’intégration avec des logiciels tels que Box, Salesforce, Office365, Quip et divers bots. Le tchat fonctionne sur PC, Mac, iOS et Android, et tous les comptes sont sans publicité et autonomes à partir du compte Facebook de l’utilisateur.

Actuellement Facebook propose un essai gratuit de trois mois puis passe ce délai, facture aux entreprises qui ont moins de 1000 utilisateurs actifs par mois, trois dollars par mois et par membre. Pour les entreprises comptant plus de 1000 à 10.000 membres actifs ce sera 2 $ par mois et par membre, et les entreprises comptant plus de 10.000 membres actifs paient 1 $ par mois et par utilisateur. Si vous travaillez dans le domaine de l’éducation ou êtes une ONG, le service est gratuit.

Des applications qui nuisent à la productivité ?

Alors que certaines entreprises ont exprimé leur inquiétude sur le fait que ces applications puissent nuire à la productivité, le nombre de services offrant des réseaux sociaux sur le lieu de travail augmente. En effet que ce soit Slack, Yammer de Microsoft et Jive de Jive Software, ils offrent des fonctionnalités similaires et connaissent un succès identique.

Slack compte plus de 50.000 entreprises qui utilisent son service payant et Microsoft cherche à faire progresser son logiciel d’entreprise grâce à sa récente acquisition de LinkedIn. Cependant, leurs succès restent infimes en comparaison de l’énorme succès de Facebook. Selon Forbes, un quart de la population mondiale se connecte mensuellement à Facebook et plus de 70 millions d’entreprises entretiennent une page sur le réseau social californien. Donc cela promet un beau succès pour l’application Workplace !

Sources des photos :techread.in et techrepublic.com

Journaliste de formation et de métier, Sébastien Barret est spécialiste de la nouvelle économie digitale. Correspondant pour plusieurs antennes internationales d'information au Japon puis au Moyen-Orient, il vit aujourd'hui à Dublin.

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