Le droit à la réparation devient une réalité en Europe

L’Europe avance davantage dans la lutte contre le gaspillage électronique.

En session parlementaire du mercredi 25 novembre, les élus européens ont voté des propositions qui positionnent le continent en faveur du « droit à la réparation ». Ceci permettrait aussi de réduire les déchets issus du remplacement périodique d’appareils à courte durée de vie.

Avec l’ensemble de demandes votées mercredi, les députés visent à assurer que l’ensemble des produits commercialisés en Europe soient conçus tenant en compte sa durabilité, efficacité énergétique et recyclabilité.

Il s’agit d’un des principaux sujets traités dans le plan d’action pour l’économie circulaire présenté en mars de cette année (à la fois inscrit dans le « Pacte vert pour l’Europe »).


Des mesures « vertes » pour les gadgets

Les résolutions sont passées avec 395 voix pour et 94 contre (207 abstentions) et devra désormais être exécutée par la Commission européenne.

L’appel au directoire du bloc fut ainsi énoncé par les membres du Parlement :

« Les députés demandent à la Commission d’accorder aux consommateurs un ‘droit de réparation’ en rendant les réparations plus engageantes, systématiques et rentables, que ce soit en prolongeant les garanties, en fournissant de nouvelles garanties pour les pièces remplacées ou en facilitant l’accès aux informations sur la réparation et l’entretien. » 

Parmi les propositions se trouve l’application d’un étiquetage obligatoire qui fournisse aux consommateurs des « informations claires, immédiatement visibles et faciles à comprendre » à propos de la durée de vie estimée et la réparabilité des produits.

La France prend la tête dans les efforts contre l’accumulation des déchets

En France l’application de ce label deviendra une réalité bientôt.

Une mesure pareille fait partie de la loi « anti-gaspillage pour une économie circulaire », promulguée en février 2020. Dès le début de l’année suivante, l’« indice de réparabilité » accompagnera tous les appareils vendus dans l’Hexagone. 

D’autres mesures de la loi anti-gaspillage incluent l’interdiction des plastiques à usage unique et la disparition les tickets de caisse en imprimé.


Des mesures « vertes » appliquées aux gadgets

Ce type d’efforts répondent à l’attitude de certaines compagnies qui limitent la vie utile de ses appareils pour inciter ses clients à les remplacer pour des nouveaux.

Le modèle, connu en tant qu’obsolescence programmée, est amplement pratiqué dans l’industrie.

En 2017, Apple fut durement sanctionnée par le gouvernement français après qu’il fut découvert que la batterie de ses appareils avait été conçue pour diminuer sa capacité de charge après quelque temps.

Depuis quelques années, la France exige aux fabricants d’indiquer la vie estimée de ses produits et d’offrir aux clients le remplacement et réparation gratuite de tout appareil défectueux jusqu’à deux ans après son achat.

Un chargeur européen universel

Lors de la même session du mercredi 25, les membres du Parlement ont repris la demande d’un chargeur smartphone commun à tous les pays du bloc.

Le but ? Convaincre les fabricants des appareils portables de trouver une solution à l’incompatibilité entre la panoplie de modèles de chargeurs existants, source secondaire de gaspillage électronique. Les membres de la Chambre visent à une connexion par USB-C qui puisse servir à tout smartphone commercialisé en Europe.

D’après le rapport du site Global E-waste Monitor Statisitics, 53,6 millions de tonnes métriques de déchets électroniques ont été jetées en 2019, soit 21% plus qu’en 2014. Ce chiffre est prévu de doubler pour 2030. Du total en 2019 seulement le 17% est recyclé.

Source de l’image : europarl.europa.eu

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